
En 30 secondes
- Une ou deux fois par semaine convient à la plupart des visages : une peau grasse peut y aller plus souvent, une peau sèche ou sensible moins
- Compte chaque exfoliant : lotions acides, nettoyants anti-acné, disques exfoliants et rétinoïdes, tout s’additionne
- Le BHA convient aux peaux grasses à tendance acnéique, l’AHA aux peaux rugueuses ou marquées par le soleil, et le PHA est une option plus légère que l’AHA
- Une peau rouge, qui pique ou qui craquelle, c’est le signal pour tout arrêter jusqu’à ce qu’elle redevienne normale
Pour la plupart des visages, une ou deux fois par semaine, c’est le bon point de départ, et c’est ce que conseille la Cleveland Clinic. Une peau grasse peut en général y aller un peu plus souvent, et une peau sèche ou sensible moins. Quand tu choisis entre plusieurs produits, la règle de l’AAD (l’Académie américaine de dermatologie) est celle à retenir : plus l’exfoliant est agressif, moins tu en as besoin dans la semaine.
Le plus compliqué, c’est de compter. Plein de produits exfolient sans le dire sur le devant de l’emballage : un nettoyant anti-acné à l’acide salicylique, une lotion à l’acide glycolique, un disque exfoliant, et aussi un rétinoïde, puisque la Cleveland Clinic compte le rétinol parmi les exfoliants chimiques. Deux d’entre eux le même soir, c’est déjà beaucoup.
Exfolier son visage : combien de fois par semaine selon ton type de peau ?
L’exfoliation selon ton type de peau
Peut y aller plus souvent
- Peau grasse ou plus épaisse : un peu plus de deux fois par semaine, si ta peau reste confortable
- Peau grasse : un produit à l’acide salicylique (BHA) ou un gommage, les deux marchent
- Peau normale ou mixte : une ou deux fois par semaine
- Peau mixte : concentre-toi sur le front, le nez et le menton, plus gras
Vas-y plus léger
- Peau sèche ou sensible : une fois par semaine ou moins, avec un gant de toilette et un exfoliant chimique non agressif
- Peau à tendance acnéique : un exfoliant chimique non agressif plutôt qu’un gommage
- Peaux foncées : évite les peelings forts et les gommages agressifs, qui peuvent laisser des taches brunes
- Toutes les peaux : fais d’abord un test cutané d’un nouvel acide sur ton bras
Tu utilises un rétinoïde ou du peroxyde de benzoyle ? Exfolie d’autres soirs, ou pas du tout pendant que tu le commences. L’AAD prévient qu’exfolier en plus des rétinoïdes, du rétinol ou du peroxyde de benzoyle peut aggraver la sécheresse, voire déclencher des boutons.
AHA, BHA ou PHA : quel acide choisir ?
AHA ou BHA
AHA
- Acide glycolique et acide lactique
- Pour un grain de peau rugueux et une peau marquée par le soleil
- Plus irritant qu’un PHA
- Augmente un peu la sensibilité au soleil
BHA
- Acide salicylique
- Soluble dans le sébum, donc efficace sur une peau grasse
- Pour les peaux grasses et à tendance acnéique
- N’a pas augmenté la sensibilité au soleil dans une comparaison directe
Les PHA sont la troisième famille, celle à connaître si ta peau est sèche ou réagit facilement. La gluconolactone est la plus courante. Une revue de 2010 décrit les PHA comme agissant à peu près comme les AHA, avec moins d’irritation, ce qui en fait un bon premier acide.
Le dosage compte plus que le nom de l’acide. La même revue situe les crèmes et lotions du quotidien autour de 4 % à 10 %, et tout ce qui dépasse 20 % dans le domaine du peeling. Pour les AHA dans les produits à utiliser chez soi, le comité américain Cosmetic Ingredient Review recommande moins de 10 %, à un pH de 3,5 ou plus. Donc un flacon à 30 % dans ta salle de bain, c’est un peeling, quel que soit le nom sur l’étiquette.
Les exfoliants enzymatiques utilisent des protéines de fruits, comme la papaïne de la papaye et la bromélaïne de l’ananas, pour décoller les cellules mortes. On les présente souvent comme l’option la plus légère, mais une revue de 2022 n’a trouvé que 11 articles publiés sur l’exfoliation enzymatique, dont peu d’essais cliniques, donc il n’y a pas beaucoup de données dans un sens ou dans l’autre. Les gommages agissent par frottement. Le conseil de l’AAD : de petits cercles pendant environ 30 secondes, de l’eau tiède, et une crème hydratante juste après.
Les signes d’une exfoliation excessive, et quoi faire
Les signes passent facilement inaperçus au début : des rougeurs qui n’ont pas disparu le lendemain matin, des picotements quand tu mets une crème hydratante toute simple, des zones rugueuses, craquelées ou qui semblent à vif, et de nouveaux boutons après avoir ajouté un exfoliant en plus d’un rétinoïde ou du peroxyde de benzoyle.
La solution est ennuyeuse. Arrête tous les exfoliants, rétinoïdes compris, et contente-toi d’un nettoyant non agressif, d’une crème hydratante simple et de crème solaire jusqu’à ce que ta peau redevienne normale. Puis réintroduis un seul exfoliant, moins souvent qu’avant. Si tu utilisais une lotion acide et des disques exfoliants, choisis-en un. Des picotements qui ne se sont pas atténués après deux semaines environ de ce régime sont une raison de consulter un dermatologue.
Disques exfoliants, glass skin et peelings maison : qu’est-ce qui vaut le coup ?
Les disques exfoliants, c’est de l’acide pré-imbibé dans un pot, et ils sont très bien tant que tu les comptes comme ton soir d’exfoliation plutôt que comme une lingette quotidienne. Les routines « glass skin », c’est là que le compte dérape. Elles empilent beaucoup d’étapes, et si une lotion acide, une essence exfoliante et un disque exfoliant font tous partie de la liste, ça fait trois exfoliants avant même d’arriver à ton sérum. Le côté lisse et lumineux recherché vient surtout des couches hydratantes, pas des acides, alors garde-les et laisse un seul exfoliant. L’épisode sur les actifs raconte ce qu’un congrès de dermatologie de 2026 a constaté chez les personnes qui empilent des actifs vus sur les réseaux sociaux.
Et puis il y a les flacons d’acide fort vendus pour faire des peelings chez soi. En juillet 2024, la FDA a mis en garde contre l’achat et l’utilisation de peelings chimiques sans supervision professionnelle, parce qu’ils peuvent provoquer de graves brûlures chimiques, des gonflements, des infections, des changements de couleur de la peau et des cicatrices. Elle a cité des produits comme l’acide glycolique à 70 %, l’acide salicylique à 80 % et le TCA à 50 % et 100 %, et a souligné qu’elle n’a approuvé aucun produit de peeling chimique. La profondeur d’un peeling dépend de sa concentration, du nombre de couches appliquées et du temps de pose, ce qui est difficile à juger sur son propre visage. Verdict : les disques, oui, comptés comme un soir. La glass skin, oui, avec un seul exfoliant dedans. Les peelings forts, c’est au cabinet.
Les acides exfoliants rendent-ils la peau sensible au soleil ?
Certains, oui. Dans une petite étude, l’acide glycolique à 10 % a rendu la peau plus sensible aux UV, alors que l’acide salicylique à 2 % non. La revue a qualifié l’effet de faible, et il a disparu dans la semaine suivant l’arrêt. Faible, ça compte quand même par une journée ensoleillée, alors mets de la crème solaire tous les matins tant que tu utilises un AHA, et garde un œil sur l’indice UV. L’onglet Aujourd’hui de Nubia affiche l’indice UV là où tu es, pour qu’une semaine ensoleillée ne te prenne pas par surprise.
Note de sécurité: Ta peau est toujours rouge, à vif ou pique après une pause d’exfoliants, ou tu as des cloques ou une brûlure après un peeling ? Consulte un dermatologue. Et n’exfolie jamais une coupure, une plaie ou un coup de soleil.
Questions fréquentes
Peut-on exfolier son visage tous les jours ?
Certaines peaux grasses et résistantes supportent un acide léger tous les jours, mais la plupart des visages n’en ont pas besoin. Si tu veux quelque chose de quotidien, garde un faible dosage et arrête dès que ta peau commence à piquer.
Combien de temps faut-il à une peau trop exfoliée pour récupérer ?
Ça dépend de jusqu’où c’est allé. Arrête tous les exfoliants et les rétinoïdes, reste sur des produits simples, et attends que ta peau redevienne normale avant de reprendre. Si ça ne s’améliore pas, consulte un dermatologue.
Peut-on utiliser des acides exfoliants pendant la grossesse ?
Nubia joue la prudence et écarte les acides exfoliants si tu es enceinte, que tu essaies d’avoir un bébé ou que tu allaites, sauf avis contraire de ton professionnel de santé. La page de l’AAD sur l’acné pendant la grossesse est moins stricte : elle décrit l’acide salicylique comme généralement sûr pendant une durée limitée et l’acide azélaïque comme considéré comme sûr, et conseille d’en parler d’abord à ton gynécologue-obstétricien ou à ton dermatologue. C’est donc une bonne question à poser à ton prochain rendez-vous.
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À lire aussi
Sources
- How to safely exfoliate at homeAmerican Academy of Dermatology, consulté le 5 novembre 2026
- How To Exfoliate the Right WayCleveland Clinic, consulté le 5 novembre 2026
- Applications of hydroxy acids: classification, mechanisms, and photoactivityClinical, Cosmetic and Investigational Dermatology (Kornhauser A et al., 2010), consulté le 5 novembre 2026
- An overview of the use of proteolytic enzymes as exfoliating agentsJournal of Cosmetic Dermatology (Trevisol TC et al., 2022), consulté le 5 novembre 2026
- FDA warns against purchasing or using chemical peel skin products without professional supervisionU.S. Food and Drug Administration, consulté le 5 novembre 2026
- Is any acne treatment safe to use during pregnancy?American Academy of Dermatology, consulté le 5 novembre 2026
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